{"id":1158,"date":"2008-06-20T00:00:00","date_gmt":"2008-06-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wan-avocats.com\/lobligation-de-restitution-de-cliches-originaux-pese-sur-les-agences-depositaires\/"},"modified":"2026-06-26T08:57:46","modified_gmt":"2026-06-26T08:57:46","slug":"lobligation-de-restitution-de-cliches-originaux-pese-sur-les-agences-depositaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wan-avocats.com\/en\/lobligation-de-restitution-de-cliches-originaux-pese-sur-les-agences-depositaires\/","title":{"rendered":"L\u2019obligation de restitution de clich\u00e9s originaux p\u00e8se sur les agences, d\u00e9positaires"},"content":{"rendered":"<p>Un r\u00e9cent jugement du 21 d\u00e9cembre 2007, du Tribunal de grande instance de Paris, est venu rappeler que \u00ab la remise de photographies \u00e0 une agence aux fins d\u2019exploitation est constitutive d\u2019un contrat de d\u00e9p\u00f4t qui met \u00e0 la charge du d\u00e9positaire une obligation de restitution \u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce l\u2019agence de presse photographique, qui avait perdu une grande partie des clich\u00e9s, avait tenter de faire requalifier le contrat de d\u00e9p\u00f4t en un contrat de co-production ou en un mandat d\u2019int\u00e9r\u00eat commun ce qui aurait permis de mettre \u00e0 la charge du photographe la part des risques li\u00e9s \u00e0 d\u2019\u00e9ventuelles pertes. Cependant le Tribunal n\u2019est pas all\u00e9 dans son sens, estimant que le r\u00f4le de l\u2019agence \u00e9tait \u00ab exclusif de toute co-production \u00bb dans la mesure o\u00f9 elle n\u2019intervenait pas \u00ab dans la r\u00e9alisation m\u00eame des photographie \u00bbs et n\u2019en contr\u00f4lait pas \u00ab la conception \u00bb.<\/p>\n<p>Ainsi le d\u00e9positaire \u00e9tait tenu d\u2019une obligation de restitution des clich\u00e9s dont seule la force majeure pouvait l\u2019exon\u00e9rer. La perte de ces ektas originaux a ainsi entra\u00een\u00e9 l\u2019octroi de dommages int\u00e9r\u00eats au profit du photographe. Le montant de l\u2019indemnisation s\u2019\u00e9l\u00e8ve, en l\u2019esp\u00e8ce, 1.381.500 euros pour la perte de 9 210 ektas originaux.<\/p>\n<p>La m\u00eame solution a \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9e plus r\u00e9cemment encore, par le Tribunal de grande instance de Nanterre, dans un jugement du 22 janvier 2008. En l\u2019esp\u00e8ce, les juges avaient aussi estim\u00e9s que le d\u00e9positaire devait indemniser le d\u00e9posant du fait de la perte des ektas originaux et qu\u2019il ne pouvait invoquer comme moyen de d\u00e9fense le fait que le photographe avait libre acc\u00e8s aux archives de l\u2019agence ce qui lui permettait de reprendre possession de ses clich\u00e9s quand il le souhaitait. Il affirme, en effet, que \u00ab la d\u00e9fenderesse ne saurait opposer \u00e0 Monsieur GASTAUD les lacunes de sa propre organisation, que les usages, \u00e0 les supposer constants, ne peuvent pas plus justifier \u00bb. <\/p>\n<p>Il a ainsi condamn\u00e9 l\u2019agence SIPA PRESS \u00e0 verser au photographe 1.2000.000 \u20ac au titre de la perte des 43.331 ektas originaux. La jurisprudence confirme donc au travers de ces deux d\u00e9cisions sa position claire et ferme concernant la qualification de la remise des ektas en un contrat de d\u00e9p\u00f4t et sur l\u2019obligation de restitution qui en d\u00e9coule, ainsi que sur l\u2019octroi de dommages int\u00e9r\u00eats au photographe en cas de perte des clich\u00e9s originaux par l\u2019agence.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un r\u00e9cent jugement du 21 d\u00e9cembre 2007, du Tribunal de grande instance de Paris, est venu rappeler que \u00ab la remise de photographies \u00e0 une agence aux fins d\u2019exploitation est constitutive d\u2019un contrat de d\u00e9p\u00f4t qui met \u00e0 la charge du d\u00e9positaire une obligation de restitution \u00bb. 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